Le biais scientifique du 20e siècle
Au cours du 20e siècle, le régime méditerranéen a été massivement étudié, propulsant l’huile d’olive au rang de superaliment mondial. Les chercheurs des années 1950 ont brillamment démontré ses bienfaits cardiovasculaires en la comparant au beurre et au régime nord-américain. Cependant, aucune comparaison n’a été établie avec l’huile de moringa.
La raison est simple : la recherche nécessite des financements, et aucune grande industrie n’avait intérêt à financer des études sur une plante oubliée. La supériorité de l’huile d’olive sur le moringa a donc été supposée par défaut, ancrant une croyance profonde chez les consommateurs.
L’arbre miracle : une opportunité pour l’autonomie et la rentabilité
Aujourd’hui, la donne change. L’industrie cosmétique de luxe a redécouvert les vertus de l’huile de Ben, et les magasins d’alimentation naturelle commencent à s’y intéresser. Pour les agriculteurs, les propriétaires de petites fermes et même les jardiniers amateurs, le moringa représente une culture de niche au potentiel économique et pratique immense.
Cet arbre, souvent surnommé l’arbre miracle, prospère dans des conditions difficiles. Il s’épanouit dans des zones au climat chaud et sec, comme le sud de l’Espagne, l’Andalousie ou les îles Canaries. Surtout, il demande beaucoup moins d’eau et d’entretien qu’un olivier traditionnel.
À l’échelle familiale, les rendements sont impressionnants :